Herpès Génital

Herpès génital, symptômes, causes et traitements

2 millions de Français souffrent d’herpès génital
et plus de la moitié d’entre eux ne le savent pas

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L’herpès génital est une maladie virale contagieuse qui est classée parmi les infections sexuellement transmissibles (IST). Une fois qu’il s’est introduit dans l’organisme humain, le virus va s’y installer et il y restera définitivement. Certaines personnes seront victimes de poussées régulières et douloureuses, alors que chez d’autres, le virus ira immédiatement se tapir dans l’organisme pour ne plus jamais se manifester. Cette situation explique que beaucoup de personnes soient infectées, mais qu’elles l’ignorent. Des traitements permettent de réduire l’importance des crises et certaines habitudes de vie limitent les risques d’une transmission.

 

L’herpès simplex virus ou HSV

On estime qu’en France, environ 10 millions de personnes sont porteuses de l’herpès. Parmi elles, 2 millions seraient affectées par l’herpès génital. Depuis près de 10 ans, cette maladie est en progression constante. Chaque année, près de 40 000 nouveaux cas sont diagnostiqués et plus de 250 000 personnes souffrent d’une crise d’herpès.

L’herpès est une maladie qui est provoquée par le virus Herpes simplex virus (HSV). Ce virus se décompose en 8 espèces différentes dont 2 sont les principales responsables de la maladie :

  • l’HSV-1 est à l’origine de 95 % des cas d’herpès du visage (lèvres, oreilles, bouche…) et d’environ 30 % des herpès génitaux.
  • l’HSV-2 est le premier responsable des herpès génitaux et beaucoup plus rarement des herpès oro-faciaux (5 % des cas).

Il faut noter que si les hommes et les femmes présentent les mêmes risques d’être infectés par un herpès facial, en ce qui concerne l’herpès génital, les femmes sont beaucoup plus sensibles. Les hommes sont jusqu’à 4 fois plus contaminants que les femmes. Ces dernières sont donc plus nombreuses à être porteuses du virus.

 

Les symptômes

La première manifestation des herpès génitaux se produit entre 7 et 21 jours après avoir contracté le virus.

  • Au terme de cette période d’incubation, le sujet ressent de fortes démangeaisons et des sensations de brûlure qui s’accompagnent d’une éruption cutanée.
  • 24 à 48 heures après, de petites vésicules apparaissent. Elles sont concentrées sur des zones spécifiques et forment des bouquets.
  • 3 à 5 jours plus tard, ces vésicules éclatent et elles sont remplacées par des plaies suintantes et douloureuses.
  • Puis des croûtes se forment, ce qui indique que la poussée de herpes est terminée.

Chez l’homme, l’herpès génital se manifeste généralement sur le gland, le fourreau et la région anale, ce qui inclut le sillon balano-préputial. Chez la femme, les zones les plus fréquemment touchées sont la vulve, le vagin et la région anale.

Il faut noter que près de 20 % des nouveaux porteurs ne déclenchent aucun symptôme.

 

Les poussées

À la fin de la crise, le virus entre en phase de latence et il ne provoque plus aucun symptôme. Il peut ensuite entrer en phase de réactivation pour différentes raisons. Les poussées se produisent souvent lors des premières années qui suivent le moment de l’infection. On compte fréquemment jusqu’à 2 poussées annuelles. Si certains patients en expérimentent une dizaine, dans plus de la moitié des cas, une primo-infection ne sera pourtant pas suivie de nouvelles poussées.

 

Les causes

La transmission de l’herpès génital se produit lors d’un rapport sexuel non protégé avec une personne porteuse et durant une période où la maladie est contagieuse. La période la plus contagieuse est celle qui correspond à la phase de réactivation du virus. Ce dernier s’introduit dans l’organisme sain par une brèche cutanéo-muqueuse. Il remonte ensuite le nerf pour atteindre les ganglions nerveux les plus proches. Dans le cas de l’herpès génital, le virus s’installe dans les ganglions du bas du dos où il logera à vie. La maladie peut alors devenir récurrente.

On estime que certains facteurs comme la fièvre, la fatigue, le stress, les périodes de menstruation, les rapports sexuels ou une exposition excessive aux rayons ultra-violets et au soleil sont propices aux déclenchements de nouvelles poussées.

 

Les complications

Malgré le caractère contagieux de la maladie et les douleurs que provoque l’herpès génital, notamment chez la femme qui maintient des relations sexuelles durant une crise, l’herpès génital est considéré comme une maladie bénigne.

Cependant dans de très rares cas, une poussée d’herpès peut empêcher le passage de l’urine en bloquant le canal de l’urètre ou rendre cette opération très pénible.

C’est surtout chez une femme enceinte et porteuse du virus que les médecins mettent en place un suivi régulier. Durant sa grossesse, la future maman doit se soumettre à un traitement antiviral dont la finalité est d’empêcher une poussée d’herpès au moment de son accouchement. Le nouveau-né ne doit pas être en contact avec le virus lors de son passage dans le vagin. Si une crise venait néanmoins à se déclencher, l’obstétricien procéderait à l’accouchement par une césarienne.

Dès que le bébé voit le jour, il subit des prélèvements au niveau des yeux et de la gorge afin de détecter la présence éventuelle du virus de l’herpès. Si le nouveau-né a contracté le virus, il est immédiatement soumis à un traitement.

 

Le diagnostic

L’herpès génital peut être asymptomatique. Dans le cas d’une première et unique manifestation, le malade a tendance à considérer qu’il a été victime d’une simple irritation. Il n’estime pas nécessaire de consulter son médecin. Cela explique qu’un grand nombre de personnes soient infectées, qu’elles l’ignorent et qu’elles transmettent le virus à leurs proches.

Le diagnostic se confirme après l’analyse d’un prélèvement des lésions. Si l’herpès génital est confirmé, le médecin pourra demander un complément d’analyse afin d’écarter la présence d’autres IST comme le VIH/Sida ou l’hépatite.

 

Les traitements

Il n’existe pas de traitement pour éliminer le virus de l’herpès. Une fois infecté, le patient est porteur à vie. Néanmoins, pour les personnes qui sont victimes de poussées récurrentes, des traitements existent. Ils permettent de réduire la douleur, et de diminuer l’importance et la durée des crises.

L’aciclovir et le valaciclovir font partie des traitements antiviraux prescrits pour traiter ces patients. Dans des cas sévères, ces médicaments peuvent être administrés en intraveineuse. Lors d’une crise, de l’antalgique et des antiseptiques peuvent également être recommandés. Il semblerait que la prise d’un traitement antiviral dès l’apparition des premiers symptômes permettrait de réduire la gravité des poussées.

Lors d’une poussée d’herpès, il faut adopter une hygiène intime très stricte en nettoyant les plaies avec un antiseptique doux puis en les séchant avec un mouchoir en papier jetable. Il faut ensuite se laver les mains avec un très grand soin.

 

Adopter des habitudes de vie

Les personnes diagnostiquées porteuses du virus de l’herpès doivent être attentives aux premiers signes de l’apparition d’une nouvelle poussée. Néanmoins, ces personnes peuvent exécrer le virus sans pour autant présenter le moindre symptôme. Elles doivent donc adopter des habitudes de vie très spécifiques comme :

  • ne pas toucher ou gratter les zones des démangeaisons ;
  • se laver régulièrement les mains notamment après avoir touché une lésion ou avant de toucher un bébé ;
  • ne pas partager son linge de toilette ;
  • isoler son gant et sa serviette et les laver régulièrement à très haute température ;
  • utiliser un préservatif de manière systématique lors de tout rapport sexuel ;
  • faire abstinence sexuelle lors d’une poussée d’herpès ;
  • éviter tout contact entre la bouche et les parties génitales en cas d’herpès labial (baisers, fellation, cunnilingus…).

Tous les spécialistes de la santé le reconnaissent, le risque de contamination de l’herpès est très élevé. La maladie étant souvent asymptomatique ou mal diagnostiquée, on estime que près de 60 % des personnes qui sont atteintes d’herpès génital ignorent leur état. Ne prenant aucune précaution, ces personnes pourraient être responsables de 80 % des cas de transmission d’herpès génital.